|
Accueil > Médecines douces > Rôle du Praticien Le Praticien de la santé, un véritable guide
Le Praticien de la santé se propose d'enseigner les règles de vie, en responsabilisant le sujet, par rapport aux déficiences de son organisme. Seule la nature sera capable de redresser la situation, à condition qu'on lui en donne les moyens. Cela implique la prise de conscience de notre responsabilité individuelle et collective, l'étude des lois biologiques auxquelles nous sommes soumis. En un mot, de se prendre en charge soi-même, car le "malade acteur" est le premier artisan de sa guérison ou de son maintien en bonne santé.L'individu au coeur de l'approcheLa Naturopathie est la médecine préventive par excellence. Précisons qu'il n'est pas question de vouloir prouver la supériorité d'un système par rapport à un autre, mais bien plus de démontrer les différences de points de vue, pour permettre à chacun de choisir en disposant d'un maximum d'informations crédibles. Pour la médecine classique, la maladie est en quelque sorte considérée comme une "déficience de la nature" que les ressources de la science doivent permettre de corriger. Ici, le malade n'est pas responsable, ou très peu. Il subit les imperfections de son organisme. Il en est victime. Seule la science pourra remettre en ordre, grâce à un médicament ou une intervention, la fonction défaillante en se substituant à elle. Le "malade spectateur" est soumis à l'autorité médicale. « C'est d'abord en lui-même que le malade trouve sa première thérapeutique, la plus sage, la plus fidèle, la plus efficace, puisque c'est la thérapeutique qui naît en lui. »
Consultation | Éducation | RéformeDans l'approche conventionnelle de la maladie, il s'agit de poser un diagnostic, c'est-à-dire de déterminer le plus exactement possible la maladie qui atteint son patient, puis de proposer un traitement destiné à combattre cette maladie. C'est le schéma classique « consultation/prescription ». Dans le premier cas, la consultation (en y incluant les éventuels examens de laboratoire, de radiologie ) est suffisante en soi. Le malade n'a plus qu'à suivre le traitement indiqué. Pour le Praticien de la santé, l'approche est globale et vise un résultat durable.
Traitement de terrain et place du remèdeSi la naturopathie ne consiste pas à « prescrire des remèdes naturels », il peut s'avérer utile d'indiquer éventuellement un « traitement de terrain » destiné à aider et accélérer la remise en ordre des fonctions naturelles. Pour le patient, il s'agira de prendre conscience que les « traitements naturels » proposés ne sont qu'une aide ponctuelle. Certes, il est important qu'un traitement ne soit pas toxique et ne fasse pas courir au patient plus de risques que sa maladie ! Mais il y a un autre danger, c'est la signification même que l'on donne au « remède », qu'il soit synthétique ou naturel. Dans le schéma conventionnel « consultation/prescription », le malade dépend entièrement du médecin, dont le savoir devient synonyme de pouvoir ! Cette dépendance vis-à-vis du pouvoir médical maintient le patient dans une position d'assisté et peut entretenir chez lui des sentiments négatifs de peur et d'angoisse. Or, les travaux modernes de psychologie ont démontré combien cette attitude mentale favorise la maladie. Aussi, lorsque la naturopathie réussit là où la médecine a échoué (généralement dans les états chroniques et les troubles fonctionnels), il ne faut pas conclure que le praticien de la santé est plus fort que le médecin. C'est en fait le patient qui est devenu plus fort que la maladie. On peut ainsi dire qu'il s'est "affranchi" de sa maladie, le Praticien de la santé ayant joué le rôle de guide. |
|